Test réalisé sur PlayStation 5, après 7h de jeu, avec une version fournie par Eastasiasoft.
Troisième shmup que je teste ce mois-ci, StarLightRiders HyperJump m’a beaucoup séduit et je vous explique ici pourquoi.
Dans StarLightRiders HyperJump votre mission est simple, comme tout autre shoot’em up d’ailleurs : anéantir des hordes d’envahisseurs extraterrestres. Le jeu emprunte avec honnêteté les codes classiques du shoot’em up vertical, mais tente également quelques subtilités pour se renouveler.
Dès les premiers instants, le charme rétro opère. Le pixel art nostalgique et la bande-son survitaminée instaurent une ambiance old-school efficace, propice à l’immersion et à la montée d’adrénaline. La direction artistique, sans viser l’ultra-modernité, assume ses influences et offre un cadre visuel cohérent, évocateur des salles d’arcade d’antan — ce qui fonctionne très bien pour qui aime le genre.
Côté gameplay, l’expérience repose sur plusieurs choses : collecter des réacteurs pour charger le moteur de téléportation, alterner entre le tir classique et le tir laser, ou encore déclencher des bombes écrasant l’écran en cas de débordement, le tout en enchaînant des combos pour maximiser la destruction.
On apprécie la souplesse offerte par le changement d’armes en plein vol, un bon moyen d’adapter sa stratégie face aux types d’ennemis. Les bombes, elles, deviennent rapidement un échappatoire vital dans les situations les plus chaotiques.
Mais, malgré ces bonnes idées, le jeu peine à vraiment surprendre sur la durée. L’unique vaisseau disponible, avec ses caractéristiques fixes, impose une certaine monotonie. Par exemple on peut regretter l’absence de choix entre plusieurs vaisseaux, chacun avec ses forces et faiblesses.
Quant à la narration, elle se limite à quelques transmissions entre phases de jeu, vaguement censées donner du contexte, mais qui s’effacent vite devant le tout-venant des vagues ennemies.
Le rythme, en revanche, reste bien dosé. Les vagues s’enchaînent, les boss surgissent, les tirs fusent, et c’est généralement nerveux, intense, brutal. Pour les fans du shoot vertical, les sensations arcades sont là : c’est précis, brutal, exigeant. Le mode solo est correct, mais le vrai point fort reste le mode coop locale : partager l’écran avec un ami ajoute un petit grain de folie et un aspect convivial qui change la donne.
Mais le revers de la médaille apparaît dans la rejouabilité. Après quelques runs, la linéarité du vaisseau unique, le manque d’évolution visible, et l’absence d’un contenu narratif ou d’un mode profond rendent l’expérience assez légère.
StarLightRiders HyperJump est une belle carte d’amour au shoot’em up classique, fidèle à ses racines rétro et capable de procurer des moments d’action nerveuse bien calibrés, surtout à deux, même avec quelqu’un qui n’a pas l’habitude de ce genre de jeux. Mais son ambition limitée, son format minimaliste et sa rejouabilité réduite en font un titre plaisant… pour un temps.