Test réalisé sur PS5, après 7h de jeu, avec une version fournie par Eastasiasoft.
Après une sortie sur PC, Shockwave Triggers débarque sur PS5 le 14 octobre 2026 pour offrir aux amateurs de shoot’em up vertical une dose de bullet hell sans détour.
Développé par Shinu Real Arts (les créateurs de Wings of Bluestar) et porté sur consoles par Eastasiasoft, Shockwave Triggers plonge le joueur dans un monde post-apocalyptique où les cristaux servent à la fois de monnaie et de source d’énergie. Deux pilotes sont proposés : Amira, rapide et polyvalente, qui cherche à retrouver sa sœur enlevée, ou Turbo B, un mécanicien plus lent mais bien plus puissant, bien décidé à renverser le dirigeant suprême de l’armée WW. Le scénario reste léger et volontairement secondaire, avec de courts échanges avant et après chaque boss, ce qui colle parfaitement à l’esprit arcade de Shockwave Triggers.
A noter qu’une option permet de skipper ces scènes mais j’ai rencontré quelques soucis d’obtention de trophées en désactivant les dialogues. J’ai même du finir plusieurs fois le jeu pour que certains trophées, obtenus normalement en vainquant des boss, se débloquent. Vous êtes prévenus
Côté gameplay, Shockwave Triggers reste fidèle aux codes du genre : le vaisseau se faufile entre des motifs de projectiles de plus en plus denses, tandis que les ennemis tire de partout. Les hitboxes minuscules, pour le joueur comme pour les balles, permettent de frôler les tirs sans y laisser systématiquement sa peau, et ce frôlement est d’ailleurs encouragé : plus l’appareil s’approche des projectiles adverses, plus sa puissance de feu augmente et plus la jauge de super attaque se recharge. Le jeu récompense donc la prise de risque, ce qui donne des parties tendues et addictives.
L’idée la plus maline de Shockwave Triggers réside dans sa mécanique d’onde de choc. Bien timée, elle annule les balles ennemies et les transforme en cristuax à récupérer. Chaque pilote l’exploite à sa façon. Amira déclenche un champ de force défensif qui peut être projeté vers l’avant pour blesser les adversaires, ce qui favorise un style prudent. Turbo B mise de son côté sur un rayon à charger : le pilote reste vulnérable pendant la préparation, mais les dégâts infligés aux boss sont massifs. Ces deux personnage offrent donc deux manières très différentes d’aborder les six niveaux du jeu. Le revers de la médaille, c’est une courbe de difficluté un peu inégale. D’autant plus qu’une option vous permet d’activer automatiquement l’onde de choc d’Amira lorsque vous êtes sur le point d’être touché. Ce n’est pas le cas avec Turbo B.
Visuellement, Shockwave Triggers prend le contre-pied de nombreux jeux indépendants en misant sur un pixel art en haute résolution, très détaillé, qui rappelle les bornes d’arcade de la fin des années 90. Les décors défilent à toute vitesse mais regorgent de petits détails, et les cinématiques de style animé apportent du dynamisme à la narration. Il arrive de perdre son vaisseau de vue au milieu des projectiles, mais cela fait partie du charme (et du défi ^^) du genre. Les graphimses sont donc un vrai atout de Shockwave Triggers. La bande-son, entraînante, remplit bien son rôle sans pour autant laisser un souvenir impérissable une fois la manette posée.
Les à-côtés sont plutôt généreux pour un titre vendu 14,99 euros. Shockwave Triggers propose quatre niveaux de difficulté, une boutique où l’argent gagné en jeu permets de débloquer de nouvelles options ou des crédits supplémentaires, un mode coopératif local à deux joueurs, une galerie d’illustrations à compléter, un jukebox pour réécouter la musique et des trophées qui prolonge le plaisir. Les puristes apprécieront aussi la présence des modes Tate et Yoko, qui permettent de pivoter l’affichage pour les écrans montés à la verticale. Boucler les six niveaux et obtenir le trophée platine reste toutefois assez rapide (entre 1h30 et 2h si vous ne rencontrez pas de bugs d’obtention de trophées).
En résumé, Shockwave Triggers est un shoot’em up vertical solide, plaisant à prendre en main et porté par une mécanique d’onde de choc qui apporte une vraie fraîcheur. Le titre ne rivalise pas avec les grandes références du genre en matière de finition, mais l’ensemble reste très attachant. Après sept heures passées sur le jeu, je recommande Shockwave Triggers aux fans de bullet hell comme aux curieux désireux de s’y initier, à condition d’accepter une difficulté parfois capricieuse. Les deux pilotes, les modes Tate et Yoko et le contenu à débloquer font de ce portage PS5 une belle porte d’entrée dans le shmup.