Né d’une campagne Kickstarter, R-Type Final 2 débarque enfin sur PlayStation, 8 ans après le précédent épisode.

Test réalisé sur PS5, à partir d’une version physique PS4, fournie par l’éditeur, après plus de 20h de jeu.

Né d’une campagne Kickstarter

Qu’on se le dise, R-Type Final 2 a été financé par les fans et a été créé pour les fans du célèbre shoot’em up, créé en 1987. La saga R-Type est désormais devenu culte pour bon nombre de joueurs, et d’adeptes du rétrograming.

Elle est passée par grand nombre de plateformes : Super Nintendo, PlayStation, Gameboy, etc. Aujourd’hui, Final 2 est disponible sur Switch, Xbox et PlayStation après une longue campagne Kickstarter.

Granzella, le studio de développement à l’origine de ce dernier opus, nous a promis un Final 2 moderne, tout en conservant les aspects old-school qui a fait le charme de la série. Le pari est-il tenu ?

Décollage immédiat

Dès le lancement du jeu, le joueur pourra choisir entre 3 vaisseaux prédéfinis. Il pourra même le customiser en modifiant son aspect mais aussi le type de missiles par exemple. Plusieurs niveaux de difficultés sont disponibles également avant de se lancer dans l’aventure. D’autres seront même à débloquer au fur et à mesure de vos parties.

R-Type Final 2 est un shoot’em up à défilement horizontal, comme ses prédécesseurs. Dès les premières minutes de jeu, il faudra récupérer assez vite le module secondaire (appelé ici Pod) que l’on pourra attacher devant ou derrière son vaisseau. Ce module est invincible et ne peut pas être détruit. Vous pourrez même le laisser libre sur l’écran, afin qu’il gère automatiquement ses déplacements. Il y a plusieurs types de Pods, avec une gestion automatique différente. Ainsi certains iront directement au contact de l’ennemi, d’autres resteront en retrait. Notons que chaque fois que votre Pod entre en contact avec un ennemi, cela remplit une jauge, qui une fois pleine, vous permet de lancer une attaque spéciale qui occasionne de nombreux dégâts.

Chaque vaisseau possède également une arme principale différente, plus ou moins puissante, avec plus ou moins d’amplitude. Le choix du vaisseau dépendra donc de votre façon de jouer. Vous pourrez débloquer d’autres vaisseaux via le musée, mais pour cela il vous faudra avant tout récupérer des matériaux de trois types différents (Solonium, Etherium et Bydogène) sur les ennemis.

La réalisation à moindre coût

La première chose qui m’a étonné en jouant à ce R-Type, est la mollesse des déplacements. Les décors de fond, animé certes, sont ternes et fades. Pire encore, j’avais l’impression de ne pas avancer, « d’en faire point » comme on dit, même en ayant mis la vitesse de déplacement à son maximum (pallier 4).

Et c’est le cas dans tous les niveaux. On a vraiment l’impression que tout manque de rythme. Ca casse vraiment la dynamique et l’immersion. J’ai joué à pas mal de shoot’em up ces temps-ci et je sortais également de Rigid Force Redux, bien plus impactant et nerveux.

Alors certes, la licence R-Type n’est pas connue pour sa nervosité mais certains opus sont bien plus entrainants que celui-là.

Les décors 3D ne sont pas superbes non plus pour un jeu « old-gen ». D’autres titres récents s’en sortent bien mieux (Söldner X-2 Final Prototype, Ikagura, Rigid Force Redux etc.). Il y a un manque cruel de finition, c’est dommage, d’autant que les vaisseaux eux sont plutôt jolis.

Difficile pour rien ?

Je n’ai rien contre les jeux difficiles, bien au contraire (je viens d’obtenir le trophée platine de Returnal), cela met un peu de challenge. Mais quand on meurt à cause du jeu lui-même, ça devient vite frustrant et lassant. Dans R-Type Final 2, j’ai souvent pesté contre ce projectile ennemi que je n’ai pas vu arriver faute de lisibilité à l’écran. C’est brouillon et pas très clair et pourtant les projectiles ne sont pas non plus si nombreux que ça.

Les hitbox sont vraiment mal gérées, si bien que parfois on meurt alors qu’on a l’impression que l’on ne s’est pas fait toucher… Et quand on meurt dans R-Type Final 2, on recommence au checkpoint le plus proche, mais sans bonus. Vers les niveaux de fin, cela devient donc difficile de continuer, nous forçant par la même occasion à faire des runs quasi-parfaits (et avoir un peu de chance coté hitbox), surtout dans la difficulté la plus élevée.

Un large contenu

Saluons toutefois une pléthore de contenu en tout genre et une multitude de possibilité de personnalisation. Dans R-Type Final 2, vous pourrez traverser 11 niveaux de base (les niveaux 6 et 7 possèdent 3 chemins différents) et des niveaux additionnels, faisant office de DLC (mais gratuit).

Il y a de nombreux vaisseaux à acheter avec les ressources gagnées durant vos combats via le musée. Une galerie d’artwork est même disponible, et une encyclopédie de monstres (Labo Bydo) viendra compléter le tout. Enfin dans votre profil, vous pourrez consulter de nombreuses statistiques.

Coté personnalisation, vous pourrez changer la couleur de votre vaisseau, le type de missiles, son nom etc. Vous pouvez même si vous le désirez changer le nom des niveaux, le fond d’écran de démarrage et le titre du jeu !

Habitué de l’arcade, le classique mode « Attaque de score » est toujours de la partie, et vous pourrez même établir une feuille de route pour enchainer plusieurs niveaux d’affilé (par ex : niveaux 1 à 5, puis 6.1 et 7.2).

Enfin sachez que le trophée platine vous demandera du temps, beaucoup de temps puisqu’il faut apparemment jouer 1000 parties pour atteindre le dernier rang du jeu. Les objectifs précédents ce rang ne sont pas de tout repos non plus puisqu’ils vous demandent de jouer dans une difficulté spécifique. Au final, on a juste l’impression que ces rangs viennent gonfler artificiellement le titre… pour rien.

Un jeu R… âté ?

Déçu, c’est un peu le mot qui m’est venu après avoir passé plus de 20h sur R-Type Final 2. Les vidéos de présentation laissaient entrevoir un jeu bien plus nerveux que ça. Mais le jeu manque cruellement de finition, que ce soit au niveau des animations, de la gestion de la hitbox ou encore de la dynamique globale.

Les décors s’enchaînent et se ressemblent et les boss sont vraiment assez moyens dans l’ensemble. Ce n’est clairement pas un jeu à la hauteur de la PS4, Xbox ou de la Switch. Visuellement dépassé, on saluera toutefois un gros fan-service et la pléthore de possibilité de customisation.

Points positifs

  • Le retour de la licence R-Type !
  • Beaucoup de customisations (vaisseaux, profil, badge, noms de niveaux, etc.)
  • Pas mal de vaisseaux à débloquer
  • Les vaisseaux plutôt jolis
  • Le fan-service

Points négatifs

  • Manque de rythme global
  • Décors de fond peu vivants
  • Mauvaise gestion des hitbox
  • Un pod pas toujours intelligent
  • Un manque cruel de finition
11/20

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