Je viens tout juste de terminer Inked A Tale of Love et j’avais vraiment envie de vous parler de ce superbe jeu indépendant.

Dans la vie, il n’y a pas que les AAA

Aujourd’hui, à l’heure où les gros studios disposent de plus en plus de moyens techniques et financiers pour nous proposer des jeux de grande envergure alliant des graphismes d’une rare beauté, des scénarios dignes des plus grands films et une technique incroyable, il y a quelques expériences indépendantes qui sortent franchement du lot. Inked : a Tale of Love fait partie de celles-ci.

Pourtant à y regarder de plus près, le jeu ne dispose pas de graphismes qui cassent la rétine, ni de gameplay ultra poussé. Mais qu’importe, ce qui compte c’est l’émotion procuré par un titre, qui dans ce cas précis, fait mouche.

test inked a tale of love introduction scaled

Inked a Tale of Love est un jeu entièrement dessiné à la main (au stylo bille pour être précis) par la brillante équipe (5 membres) du studio Croate, Somnium Games.

L’homme sans nom

Vous incarnez l’homme sans nom, un samouraï qui a décidé de poser les armes pour prendre du bon temps et profiter de la vie. Sa femme Aiko, adepte de la peinture, se fait enlever. C’est alors que l’homme sans nom aidé par le dessinateur du jeu, vont tenter de la retrouver. Si l’on pourrait croire par cette introduction que la culture japonaise a une place prépondérante dans le titre, on déchantera vite par la suite. J’ai trouvé que ce parti-pris n’était pas assez marqué.

Inked est découpé en 10 chapitres (sans compter le prologue et l’épilogue), se basant tous sur un thème propre. Vous traverserez des marécages où vivent bon nombre de poissons, un désert aride, des montagnes enneigées, etc.

Chaque niveau possède son identité propre et ils ne sont pas tous dessinés au stylo bille bleu. En effet, et c’est tout le charme de ce jeu, pour certains niveaux, une autre couleur a été choisie : vert pour les marécages, rouge pour le désert. Le dernier niveau est même dessiné en noir, par rapport au thème qu’il évoque. J’ai trouvé ça visuellement superbe ! C’est un sacré coup de crayon donné par le studio Croate. On ne peut s’empêcher de contempler les pourtours du niveau, les décors de fond, les animations. C’est très réussi.

Jamais sans mon pinceau

Inked a Tale of Love est un jeu d’aventures aux allures de puzzle-game, en vue 3D isométrique. Chaque niveau est prétexte pour ajouter une nouvelle contrainte dans les énigmes (le feu, la glace, le vent par exemple). Notre héros peut déplacer des objets où bon lui semble à l’aide de son pinceau magique. C’est en réalité le pinceau du dessinateur, Adam, qui a créé cette histoire. D’ailleurs il est assez marrant de voir ses mains qui apparaissent à l’écran pour vous expliquer les concepts du jeu ou pour vous conter pourquoi il a dessiné tel ou tel élément. C’est en quelque sorte le maître du jeu, et vous verrez qu’il n’hésitera pas à changer le cours de l’histoire comme il le souhaite…

Pour résoudre les énigmes, vous devrez utiliser des objets qui ont une forme et une taille différente. Par exemple vous serez amené à déplacer des cubes ou des boules. Mais certaines formes ne peuvent être déplacées qu’avec le pinceau (que par le dessinateur du coup) et d’autres que par notre héros.

Globalement, le game design fait en sorte que les énigmes sont assez faciles à réaliser. Je n’ai personnellement pas trouvé de complexité sur un puzzle en particulier. En revanche j’ai été confronté à plusieurs problèmes de caméra et de placement d’objet (quand vous utilisez le pinceau, vous devez choisir où placer l’objet sélectionné).

Pire encore, j’ai trouvé que l’attribution des commandes n’était pas intuitive du tout. Je me suis trompé un bon nombre de fois ( pour sélectionner et placer l’objet, pour passer à l’objet suivant, pour saisir un objet par l’homme sans nom, etc.).

Le héros samouraï est aussi assez lent et il n’est pas rare de se heurter à des décors alors qu’on pensait pouvoir passer. Ca reste minime mais assez frustrant par moments.

Une agréable surprise

Malgré quelques défauts de gameplay ici et là, j’ai été surpris par ce jeu indépendant. Les décors dessinés au stylo bille font mouche dès le premier visuel. J’ai trouvé que c’était une très bonne idée et pour le moins originale. Les énigmes sont bien pensées et montent en difficulté sans toutefois arriver à quelque chose d’insurmontable. J’ai personnellement mis presque 2 heures pour terminer le jeu une première fois et une petite heure pour récolter les quelques tableaux qu’il me manquait (pour le trophée platine).

Si vous n’avez pas encore essayé cette pépite, je ne saurai trop vous la conseiller. Et pour les amoureux du physique, sachez que vous pouvez encore vous le procurer sur le site de Red Art Games, le distributeur officiel.

Points positifs :

  • Visuellement très joli
  • Les énigmes variées et assez simples pour les plus jeunes
  • La bande-son agréable
  • Une bonne morale à la fin

Points négatifs :

  • Un gameplay parfois rigide
  • Des énigmes trop simples pour les plus expérimentés du puzzle-game
  • Quelques problèmes de caméra et de placement d’objets
  • Devoir terminer le jeu deux fois pour le trophée platine
17/20

Un commentaire sur cet article

  1. St3fan -

    Yop, merci pour la découverte ! J’aime beaucoup l’esthétisme du titre, tu devrais ajouter le teaser (pour une prochaine fois) :) , histoire de voir comment ça bouge.

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