5 ans après le reboot de la licence, Insomniac Games revient avec un nouvel épisode des aventures du célèbre Lombax, Ratchet.

Test réalisé sur PS5, à partir d’une version digitale PS5, fournie par l’éditeur, après environ 20h de jeu, trophée platine obtenu.

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D’arrache-pied

S’il y a un studio qui porte bien son nom, c’est celui d’Insomniac Games. En moins d’un an, le studio nous a proposé Marvel’s Spider-Man Miles Morales et plus tard une mise à jour 60fps + Ray Tracing, le remastered du premier Spider-Man et Ratchet and Clank : Rift Apart. On sait également que le studio recrute en ce moment même pour un jeu multijoueur.

5 ans après le reboot de Ratchet and Clank, Insomniac Games nous livre-t-il un jeu à la hauteur de la PlayStation 5, avec Rift Apart ?

Un cadeau empoisonné ?

Pour remercier Ratchet de son amitié indéfectible, Clank lui fabrique un dimensionateur, un pistolet lui permettant d’ouvrir les dimensions. En effet, la famille de Ratchet est dispersée dans le multivers et cette arme pourrait l’aider à les retrouver.

Considérés comme des héros depuis leur dernière aventure, c’est lors d’une fête organisée à leur honneur, que Clank souhaite lui remettre ce magnifique cadeau. Mais c’est sans compter la présence de Nefarious qui s’empare du dimensionateur et qui malencontreusement ouvre un passage vers d’autres dimensions.

Très vite, Clank se retrouve téléporter dans un monde parallèle où il rencontre Rivet, une autre Lombax. Ratchet quant à lui, va tout faire pour retrouver son ami, remettre la main sur le dimensionateur, et rétablir le cours des événements.

C’est de toute beauté !

Avant de parler gameplay et mécaniques du jeu à proprement parler, la première chose qui saute aux yeux dans cette suite est la réalisation. Il n’y a pas à dire, visuellement, le jeu rend un bel hommage à la PlayStation 5. C’est beau, c’est fluide et on ne se lasse pas une seconde d’admirer les effets de particules, le ray-tracing, toutes les explosions et les décors de fond.

Le jeu propose trois modes graphiques : fidélité (avec du 4K, 30fps et R.T.), RT performance (60fps et R.T.) et performance (60fps avec une meilleure résolution d’image).

J’ai jonglé entre les trois (certainement pas de manière équitable) et ma préférence va au RT Performance. Depuis l’acquisition d’une télé « qui va bien » (LG OLED 55CX), je passe plus de temps à regarder les graphismes d’un jeu qu’avant.

Il ne faut pas chercher midi à quatorze heures pour se rendre compte que Rift Apart est tout simplement magnifique, et je le considère je pense à juste titre, comme un film d’animation jouable.

La PS5 ne sourcille pas une seconde, pour le passage d’une dimension à l’autre, ni même pour l’affichage de la multitude de détails que l’on voit à l’écran. Cette fluidité m’a impressionné plus d’une fois. J’ai beaucoup apprécié également la rapidité à laquelle on charge une partie. Les transitions entre gameplay et cinématique se font sans temps mort, écran noir ou que sais-je et je n’ai jamais rencontré le moindre bug d’affichage.

Nos deux Lombax sont mis à l’honneur avec une modélisation impeccable, des expressions faciales dignes des plus grands studios d’animation. Rivet est somptueuse et on s’attache (très) rapidement à ce nouveau personnage. Il va être très difficile de la mettre de côté lors d’un prochain épisode. On peut aussi rêver secrètement d’un spin-off avec elle…

Deux Lombax pour le prix d’un !

Le gameplay de Ratchet and Clank Rift Apart reprend la recette du précédent, en apportant son lot de nouveautés également. Alternant parcours classique, arme au poing pour tirer sur tout ce qui bouge et phases de plateformes, Rift Apart ne révolutionne pas le genre mais reprend les bases solides, qui ont fait le succès de la licence.

La pléthore d’armes disponibles met systématiquement la DualSense en avant. Les gâchettes adaptatives sont quasiment toujours utilisées, pour permettre deux actions différentes selon que l’on pousse le bouton à fond ou de moitié. Le retour haptique est tout simplement génial lors de l’utilisation d’armes comme le Disco ZigZag par exemple. J’ai été étonnamment surpris lorsque j’ai constaté que le bruit de certaines armes ne venait pas du haut parleur de la manette, mais des vibrations !

Dans Rift Apart, vous incarnerez tantôt Ratchet, tantôt Rivet. Les deux utilisent les mêmes armes et leur progression est conservée. Si vous obtenez une arme avec Ratchet, Rivet pourra l’utiliser également. J’ai trouvé un peu dommage qu’il n’y ait pas la moindre différence de gameplay entre les deux.

Il y aura certains moments où vous incarnerez Clank. Durant ces passages, Clank devra guider des clones de lui-même vers la sortie, façon Lemmings. J’ai trouvé ces moments absolument géniaux ! D’un côté ça me rappelait le jeu Lemmings sur lequel j’ai passé beaucoup d’heures sur Megadrive, de l’autre, cela permettait de remplacer les phases d’actions pures et dures par quelque chose de plus calme et plus posée.

Enfin que dire des passages sur les rails façon Grand Huit ou les phases de courses rapides : de grands moments avec une sensation de vitesse bien présente. Ce fût un régal !

Un peu plus ?

Comptez environ une douzaine d’heures pour terminer l’aventure principale et quelques heures supplémentaires si vous souhaitez terminer le jeu à 100%, trophée platine en poche. Comme dans le précédent opus, on retrouve quelques collectibles à ramasser, comme les fameux boulons dorés, vous octroyant des bonus comme l’invincibilité, les munitions infinies etc.

Vous pourrez également ramasser des tenues supplémentaires (découpées en 3 parties) vous donnant des bonus permanents : plus d’exp, plus de boulons ramassés, etc. Elles sont toutes visibles dans cette courte vidéo. Enfin sachez que bon nombre d’éléments sont personnalisables, comme les boulons qui peuvent être remplacés par les orbes bleus (easter egg à God of War).

Le jeu-vitrine de la PS5

Ratchet and Clank Rift Apart est pour moi l’un des grands jeux de la PlayStation 5. Il met en avant à la fois les capacités de la DualSense, et le disque dur SSD pour l’affichage des éléments et la fluidité du gameplay.

Le jeu propose une aventure en ligne droite très plaisante avec quelques phases de gameplay bien pensées (celles avec Clank, les passages sur monorail, etc.) sans ajouter d’artifices quelconque pour augmenter la durée de vie. Paradoxalement, c’est typiquement le genre de jeu où je n’aurai pas refusé quelques heures d’histoire en plus.

Insomniac Games livre ici un jeu magnifique, un film d’animation jouable somptueux, à la fois pour les grands et les petits.

Points positifs :

  • Un film d’animation jouable, visuellement bluffant !
  • Les phases avec Clank façon Lemmings
  • Rivet, somptueuse, amenant un vent de fraîcheur à la licence
  • Un excellent doublage français avec mention spéciale pour Nefarious
  • Une pléthore d’armes
  • La mise en avant de la DualSense
  • Des personnages haut en couleur
  • On peut enfin courir
  • Mode photo inclus

Points négatifs :

  • Scénario parfois convenu
  • Aucune différence de gameplay entre Rivet et Ratchet
18/20

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