Test réalisé sur PlayStation 5, après 17h de jeu, avec une version fournie par PlayStation France.

Marvel Tōkon : Fighting Souls est le nouveau jeu de combat en équipe développé par Arc System Works en collaboration avec PlayStation Studios et Marvel Games, disponible sur PS5 et PC depuis le 6 août dernier.

Marvel Tōkon : quand Arc System Works rencontre l’univers Marvel

PlayStation Studios, Arc System Works et Marvel Games : Assemble !

Ces trois studios ont uni leurs forces pour créer la dernière nouveauté en matière de jeux de combat tag team. Derrière ce projet, on retrouve Arc System Works, un studio japonais fondé en 1988 et devenu au fil des années une référence absolue dans le genre. On leur doit notamment Guilty Gear, BlazBlue, mais aussi des adaptations de licences aussi emblématiques que Dragon Ball FighterZ, Persona 4 Arena ou encore Granblue Fantasy Versus : Rising. Autant dire que le savoir-faire est là et on le ressent à l’écran.

L’idée de Marvel Tōkon : Fighting Souls est née d’une envie de Sony Interactive Entertainment de créer un nouveau jeu de combat first-party d’envergure. Le projet a été annoncé lors du State of Play de juin 2025, immédiatement suivi d’une bêta fermée en septembre 2025 sur PS5, puis d’une bêta ouverte fin juillet 2026 accessible à tous. Il y avait même eu un week-end gratuit pour le tester.

Marvel Tōkon : Fighting Souls

Le titre s’inscrit dans la lignée des grands jeux de combat tag team de la licence Marvel, notamment la saga Marvel vs. Capcom, dont l’absence depuis 2017 se faisait cruellement sentir. Le mot Tōkon signifie en japonais « âme guerrière », d’où également le sous titre « Fighting Souls ».

Un roster de héros et de vilains taillé pour l’affrontement

Le jeu propose 20 personnages jouables au lancement, répartis en cinq équipes fixes de quatre personnages. Un « Year 1 Pass » est confirmé pour ajouter quatre personnages supplémentaires et un nouveau stage après le lancement. Parmi les combattants confirmés : Storm, Wolverine, Captain America, Iron Man, Spider-Man, Doctor Doom, etc.

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Les combattants de Marvel Tōkon ont été présentés sous forme d’équipes notamment dans le mode « Épisodes ». Vous restez toutefois totalement libre de mixer votre propre roster à votre sauce, sans obligation de respecter ces groupes préétablis. Une liberté bienvenue qui ouvre des possibilités de composition quasi infinies.

Marvel Tōkon : Fighting Souls : un système de combat profond et accessible

C’est là que Marvel Tōkon : Fighting Souls déploie toute son intelligence. Arc System Works a trouvé un système que je trouve assez malin : le match démarre en configuration réduite, avec seulement les deux premiers combattants de chaque équipe. Les deux autres se débloquent en cours de partie, soit en perdant une manche, soit en projetant l’adversaire à travers un « Wall Break » qui fait basculer le combat dans une nouvelle section du décor. Ce mécanisme de déverrouillage progressif est brillant : il évite le chaos potentiel d’un 4v4 immédiat tout en créant une montée en puissance naturelle au fil du match.

Vos quatre personnages puisent dans une seule réserve de santé : chaque coup encaissé entame la vie de toute l’équipe, et quand la barre est vide, vous perdez la manche. Cela signifie qu’aucun personnage n’est sacrifiable, et que défendre est aussi crucial qu’attaquer, car un gros combo subi peut coûter la partie d’un coup.

Chaque personnage dispose également d’une mécanique exclusive unique qui le différencie radicalement des autres. Parmi ces mouvements uniques : le lancer de bouclier de Captain America, le web-swing de Spider-Man, ou encore la capacité de Storm à manipuler le vent. Carnage, par exemple, inflige une Nécrose symbiotique qui augmente ses dégâts et pose une bombe parasite déclenchable pour prolonger ses combos. Storm, de son côté, contrôle l’espace aérien et dicte l’endroit où le combat se joue. Chaque personnage disposent de capacités liés à son lore dans les comics ce qui est plutôt logique en fait.

Côté accessibilité, le jeu propose des commandes traditionnelles pour l’exécution complète et des commandes simplifiées pour déclencher les techniques spéciales aka « Skills » et « Super skills » et combos plus facilement.

Une approche déjà éprouvée par Arc System Works sur Dragon Ball FighterZ, qui avait permis d’ouvrir le genre à un public bien plus large sans sacrifier la technicité du gameplay pour les joueurs expérimentés.

Une direction artistique à l’identité forte

Marvel Tōkon : Fighting Souls est un jeu de combat 4v4 créé en partenariat avec Arc System Works. Et ça se voit immédiatement : le style cel-shading anime est poussé à un niveau de finesse impressionnant, avec des personnages Marvel entièrement réinterprétés dans une esthétique japonaise qui colle parfaitement au style du studio. C’est l’un des styles visuels que j’affectionne le plus dans le jeu vidéo (Dragon Quest XI par exemple).

Les animations sont fluides, expressives, et chaque ultimate est une explosion visuelle qui ne manque pas d’en mettre plein les yeux. C’est vraiment joussif de déclencher un « Assemble » ou « Super Assemble ».

Les stages prennent vie, remplis d’easter eggs pour les fans attentifs. La plupart comportent plusieurs zones. Ces transitions entre zones ne sont pas seulement spectaculaires, elles jouent également un rôle stratégique. Le Wall Break, en expédiant l’adversaire dans une nouvelle section de l’arène, change la géographie du combat et peut modifier l’équilibre des forces, comme expliqué précédemment.

La bande-son, aux accents électro-rock japonais, colle parfaitement à l’ambiance survoltée des affrontements.

Du coté des doublages, des grandes pointures prêtes leur voix aux personnages marvel et certains doublent même plusieurs personnages : Serge Thiriet (Wolverine), Adeline Chetail (Peni Parker & voix additionnelles), Martial le Minoux (Gobelin Vert), Frédéric Souterelle (Hulk & voix additionnelles), David Kruger (Champion), etc.

Tout le casting est à retrouver dans les crédits à chaque arc du mode Épisodes terminé ou depuis le menu.

A noter toutefois que la plupart des cris restent quant à eux uniquement en japonais mais cela n’est vraiment pas dérangeant.

Un contenu solo et multi particulièrement généreux

Autre grande force de Marvel Tōkon : Fighting Souls : le nombre de modes de jeu, qui couvre aussi bien les joueurs solo que les compétiteurs les plus acharnés.

Côté solo, le mode Episodes est la vitrine narrative du jeu. Il se décline en cinq arcs différents et permet d’approfondir chaque équipe (pré-définie comme dit auparavant) pour mieux comprendre la dynamique entre ses membres et le lore qui les entoure.

L’histoire racontée sous forme de bulles BD, découpée en plusieurs chapitres m’a personnellement convaincu.

À côté, l’All-Star Arena propose des parcours façon tour à la Mortal Kombat, avec des combats qui s’enchaînent contre des équipes toujours plus difficiles, tandis que le mode Survival met les nerfs à rude épreuve avec jusqu’à 100 rounds de combats à l’intensité croissante. Le Mode Entraînement et le Mode Formation complète l’offre pour ceux qui veulent travailler leurs combos et leurs commandes dans le calme, personnage par personnage mais également pour se spécialiser en vu d’un tournoi. Car oui, pour les afficionados du multi, il y a déjà des tournois auxquels vous pouvez participez via le système d’événements mis en place sur la PS5.

La vraie surprise du jeu, c’est l’Arcadia Rumble. Ce mode combine des éléments de beat ’em up avec les mécaniques traditionnelles du jeu de combat. Avant de commencer, il faut personnaliser son avatar, sélectionner son équipe de combattants et choisir ses Fighter Souls, que l’on peut faire monter de niveau en accomplissant des missions dans les Leçons pour obtenir divers avantages. Jusqu’à huit joueurs s’affrontent dans un format beat ’em up où l’on incarne son avatar de lobby, on collecte des étoiles disséminés sur la carte, et on utilise ses Fighter Souls pour booster ses statistiques en plein match. Le dernier joueur debout remporte la partie. Jouable aussi bien hors ligne contre des CPU qu’en ligne avec des joueurs du monde entier, c’est clairement le mode que l’on tend à un proche non familier des jeux de combat pour le mettre immédiatement dans l’ambiance. Perso, j’ai vraiment adoré.

test marvel tokon fighting souls 01

Pour la compétition pure, Marvel Tōkon propose l’attirail classique mais complet : le Match Amical pour affronter des joueurs aléatoires sans affecter son rang, le Room Match pour créer des salons personnalisés avec conditions de victoire et handicaps ajustables, et bien sûr les Matchs Classés pour grimper l’échelle compétitive. Le lobby en ligne peut accueillir jusqu’à 64 joueurs simultanément, avec le Versus local toujours disponible pour s’affronter à deux sur le même canapé (et faire rager son pote, son colloc, ou son partenaire, …), ou s’entraîner face à une IA avant de se lancer dans le grand bain du online.

Le jeu de combats qu’il me fallait !

Marvel Tōkon : Fighting Souls est exactement ce que j’attendais d’un jeu de combats. Arc System Works signe ici leur adaptation de licence la plus ambitieuse, portée par un système de tag 4v4 brillamment équilibré, une accessibilité bien pensée et un roster varié.

Le Wall Break, la barre de vie partagée entre chaque personnage et les mécaniques exclusives par personnage donnent une profondeur stratégique réelle, sans jamais sacrifier le plaisir immédiat.

On regrettera en revanche un roster de lancement à 20 personnages qui pourra sembler un peu léger pour les habitués du genre, et le Year 1 Pass payant qui fait déjà froncer quelques sourcils. Mais l’essentiel est là : Marvel Tōkon : Fighting Souls est un jeu de combat solide, spectaculaire, et qui a tout pour durer.

Points positifs :

  • Un système de tag 4v4 brillamment pensé et équilibré
  • La barre de vie partagée, qui change radicalement la lecture du jeu
  • Des mécaniques exclusives par personnage vraiment distinctives
  • Accessible aux débutant sans sacrifier la richesse du gameplay
  • Direction artistique cel-shading au top, dans la lignée de Dragon Ball FighterZ
  • Les Wall Breaks, spectaculaires et stratégiquement pertinents
  • Cross-play PS5/PC au lancement

Points négatifs :

  • 20 personnages au lancement, un peu léger pour le genre
  • Le Year 1 Pass payant qui tronque forcément le roster dès le départ
  • Un mode histoire dont on attend encore de voir la profondeur
16/20

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