Test réalisé sur PlayStation 5, après 12h de jeu, avec une version fournie par SelectaPlay.
Barbarian Saga: The Beastmaster s’annonce comme l’un des Metroidvania les plus bestiaux et nostalgiques de cette fin d’année sur PS5.
Développé par le studio espagnol indépendant Dormidin Studio et édité par SelectaPlay, Barbarian Saga: The Beastmaster puise ouvertement dans les classiques cultes des années 80 et 90 : Beastmaster, Conan, Deathstalker côté cinéma, Castlevania, Golden Axe et Ghouls’n Ghosts côté jeu vidéo. On y incarne le dernier des Beastmaster, capable d’invoquer les âmes d’animaux et de créatures mystiques pour se transformer et gagner de nouveaux pouvoirs. Le royaume d’Imperia sombre dans la guerre contre les non-humains, orchestrée par le sorcier Trece XIII, et la prophétie veut qu’un élu réunisse hommes et bêtes pour ramener la paix. Vous voyez le topo ? le pitch est assez simples mais taillé pour ce genre d’aventure épique à l’ancienne.
Visuellement, le jeu impressionne quand on sait que les animations ont été dessinée à la main. Chaque décor, créature et personnage a été esquissé puis animé image par image, donnant vie à un univers fantastique brutal et détaillé. La direction artistique est cohérente, sombre et charnelle, et évoque sans complexe les productions cultes dont le titre s’inspire. C’est clairement l’un des arguments majeurs du jeu. On a pour habitude de voir régulièrement le genre Metroidvania au Pixel-Design (non pas qu’ils sont tous horribles visuellement) et je trouve que justement Barbarian Saga: The Beastmaster change un peu la donne.
Côté gameplay, Barbarian Saga: The Beastmaster promet une carte interconnectée façon Metroidvania, où les capacités de transformation débloquées au fil de l’aventure permettent d’accéder à de nouvelles zones. Jusque-là il n’y a rien de bien nouveau vous me direz. Les combats sont assez viscéraux par les développeurs, s’appuie sur une épée dévoreuse de cœurs et sur les compétences propres à chaque forme animale. Un système de collier rituel permet de récolter crocs, amulettes et racines pour modifier attaque, vitalité ou mana, ajoutant une couche de personnalisation bienvenue à la formule. Des arènes de duel viennent également ponctuées l’aventure de défis de combat ciblés.
Là encore les animations durant les combats, l’utilisation des pouvoirs et des attaques spéciales, sont superbes. C’est vraiment un titre que j’ai pris plaisir à terminer.
Même si la narration n’est je trouve pas le point fort du jeu, elle est ponctuée par des intéractions avec de nombreux PNJ qui jalonnent l’aventure. Ces mêmes PNJ débloquent des arcs de mission variés et, fait rare pour le genre, il y a plusieurs fins différentes selon les choix effectués.
J’ai trouvé la prise en main solide mais surtout un level design pensé avec soin. En l’état, Barbarian Saga: The Beastmaster est une proposition séduisante pour les nostalgiques de l’action-plateforme old school. Entre son animation soignée, son ambition narrative et son système de transformation, le titre de Dormidin Studio a toutes les cartes en main pour marquer les esprits.