Test réalisé sur PlayStation 5, après 9h de jeu, avec une version fournie par Eastasiasoft.

Birdcage, un shoot’em up délirant est enfin disponible sur PlayStation 5 et je me suis amusé comme un fou !

Développé par le studio indépendant Polygon Bird et porté sur consoles par Eastasiasoft, Birdcage est un shoot’em up à défilement vertical qui puise directement dans l’âge d’or des shmups d’arcade des années 90. Sorti d’abord l’année dernière où il a été très bien accueilli par les joueurs, le titre est disponible sur PlayStation 5 notamment depuis hier.

On y incarne la pilote d’HALCYON, un chasseur expérimental développé par la faction RADON, prise dans un conflit futuriste opposant deux camps pour le contrôle du destin de l’humanité.

L’univers de Birdcage se déroule en l’an 2342, dans une société fracturée entre SELENE, qui contrôle la Lune et les vestiges de la Terre, et RADON, retranchée dans la colonie spatiale CAGE sous la coupe de Mère Roentgen et de ses filles. Sous couvert du programme GENOME, RADON développe une arme ultime baptisée WORLD-EGG, et c’est justement au cœur de ce complot que notre pilote se retrouve à devoir se rebeller contre son propre camp. Le tout est raconté à travers des cinématiques et dialogues qui donnent une vraie épaisseur narrative à l’ensemble, une rareté dans le genre du shmup où l’histoire se limite souvent à un simple prétexte. Et perso, j’ai trouvé ça captivant. Le jeu nous permet même de revisiter certains souvenirs du personnage principal au fil de la progression, un procédé narratif qui accentue encore le sentiment d’immersion dans cette histoire de rébellion.

Visuellement, Birdcage marie sprites en pixel art et décors en 2.5D pour recréer l’esthétique si particulière des jeux et anime japonais du début des années 2000. Mise à l’échelle des sprites, textures volontairement limitées, environnements pré-rendus : chaque choix artistique participe à cette identité rétro assumé qui devrait ravir les nostalgiques du genre. La bande-son, mélange de sonorités rétro et de production moderne, propose plus d’une heure de musique dynamique, avec des voix de boss délibérément old school et des centaines d’effets sonores sur mesure.

Côté gameplay, le titre propose 6 stages entièrement faits à la main, saturés de vagues d’ennemis et de boss qui remplissent l’écran. Le joueur peut alterner entre tir large et tir concentré, déclencher des spéciaux à charger, et même sortir l’attaque de mêlée pour trancher les ennemis les plus proches. On peut même déclencher le mode Hyperblade, si des fois la situation est critique.

Dans Birdcage, il faut noter que la chasse au score occupe une place centrale : enchaîner les kills sans interruption et maintenir un taux de précision élevé est la clé pour grimper dans les classements. C’est une mécanique qui devrait plaire aux compétiteurs. Personnellement ce n’est pas ma came mais je peux comprendre que ça plaise.

Birdcage est un vrai shoot’em up comme je les aime. Nerveux, un pixel-art aux petits oignons, une narration vraiment présente (et pour le genre c’est rare) et un système de scoring qui ravira les compétiteurs, Birdcage est vraiment une belle surprise de cette rentrée. Et pour les amoureux du physique, sachez qu’une version est prévue chez PlayAsia (expédition prévue ce semestre)… je dis ça je dis rien !

Qu’est-ce qu’un Q.T.E. ?

16/20

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